|
Les
informations que nous diffusons ne constituent pas une
consultation juridique, et notre responsabilité ne saurait
en aucun cas être engagée à cet égard. Train de vie et fiscalité :
La plupart des paradis fiscaux ont pour caractéristique commune
la protection de la confidentialité des informations financières et commerciales.
Ce secret, protège les comptes bancaires mais aussi l’identité des réels propriétaires
des sociétés implantées dans le pays.
Révéler ces informations à des tiers, est souvent considéré comme une violation des lois du pays.
Cependant, si ce secret est bien gardé par la législation des paradis fiscaux, il peut être trahi
par le train de vie que mène le contribuable.
Certaines situations peuvent éveiller la curiosité du fisc français.
Si, par exemple, un contribuable domicilié en France, propriétaire de son appartement et de sa voiture
ne déclare aucun revenu imposable, le fisc est en droit de rechercher l’origine de ses revenus. Il peut procéder
à des taxations d’office dans le cas d’un défaut d’information.
Pour éviter cette situation, on utilise certains montages juridiques
(cf "Guide fiscal pour la création de société à l’étranger"), qui permettent une optimisation fiscale.
L’administration fiscale française dispose, également, de moyens pour contrôler
les opérations de commerce international réalisées par les sociétés.
| |
 |
Dans ce guide, vous
trouverez des exemples pratiques pour constituer votre
patrimoine, à l'abri des foudres de l'administration.
Commander
le guide |
Le contrôle des opérations internationales :
L’internationalisation des affaires amènent les entreprises à installer
des bureaux ou des filiales à l’étranger. Les relations entre groupes
et filiales font apparaître deux notions déterminantes en matière d’impôt sur les sociétés :
a) la notion de prix
de transfert entre sociétés d’un même
groupe
b) la notion d’établissement stable : pour l’étude de cette notion,
on se reportera au "Guide fiscal pour la création de société à l’étranger".
a) Les prix de transfert : sont les prix de vente de marchandises ou de services, pratiqués entre
des entités appartenant à un même groupe, et localisées dans des pays différents.
L’administration fiscale française peut vérifier que ces échanges sont réalisés
en pleine concurrence, c’est à dire aux prix et conditions du marché.
Les transactions entre entités associées doivent être réalisées dans les mêmes conditions
que celles pratiquées entre sociétés indépendantes. Si, l’administration fiscale parvient
à démontrer que les prix de transfert pratiqués ne correspondent pas au prix du marché,
elle peut procéder à un redressement.
Pour pallier ce risque il faut veiller à ce que le groupe ait une politique
de prix de transfert cohérente sur le plan international (même prix de facturation
à un acheteur indépendant et à un acheteur faisant partie du groupe).
Les mesures adoptées par d'autres états :
Le Royaume-Uni a adopté la législation sur les Controlled Foreign Companies (CFCs)
pour rendre plus difficile l’utilisation de paradis fiscaux par les sociétés britanniques.
Ainsi, depuis 1988, le critère utilisé pour savoir si une société est résidente au Royaume-Uni,
est celui du lieu de constitution.
La Belgique, fait également une différence entre les sociétés établies dans des paradis fiscaux
et les autres. En 1991, le fisc belge a publié trois listes de pays, qu’il considère comme ayant
un régime fiscal avantageux.
D’autres pays comme, l’Italie (en 1992) et l’Espagne (en 1991), ont également listé
les pays qu’ils considèrent être des paradis fiscaux.
Toutes ces listes ne sont pas exhaustives et sont remises à jour en permanence,
voir paradis fiscal, définition.
|